Aide aux devoirs : que faire pour aider son enfant

On a tous été enfant et pour beaucoup, la tâche des devoirs n’a jamais été très amusante. Mais en tant que parent, comment peut-on aider efficacement ses enfants à bien faire leurs devoirs à la maison sans que ce soit un travail ennuyant ou une punition ?

Après une longue journée à l’école, il va encore falloir faire des devoirs à la maison. C’est déjà fatiguant, donc il vaut mieux éviter de se plonger immédiatement dans les devoirs. Laissez d’abord votre enfant respirer, prendre son goûter, faire des jeux et vaquer à ses occupations. Laissez-le simplement avoir une vie d’enfant. Quand il est plus reposé, le moment des devoirs peut venir.

L’autonomie d’un enfant

En tant que parent, on pourrait être tenté d’être toujours derrière son enfant, de l’aider pour tous ses devoirs à la maison, mais ce n’est pas la bonne solution. Un enfant, même jeune, a besoin d’autonomie. L’aide reste indispensable, mais regardez quelles sont les difficultés de votre enfant pour vous axer sur ces domaines.

À partir de la fin du primaire/début collège, là où votre enfant réussit bien, ce n’est plus la peine de l’aider. Cela lui donnera ainsi de l’autonomie et un sentiment de réussite personnelle. Restez évidemment disponible si jamais il a besoin d’une aide. Cette autonomie lui sera bénéfique en classe dans sa vie scolaire, mais aussi dans son apprentissage personnel. Cela lui permettra aussi d’être plus persévérant.

Laisser l’enfant en autonomie c’est lui envoyer le signal que ses parents croient en lui et l’enfant développera alors une meilleure confiance en lui. S’il est toujours aidé, il n’aura pas la sensation d’apprendre et pensera qu’il n’a pas le niveau pour réaliser un bon travail en classe. Et dans chaque période où il sera seul, le stress montera.

Il est donc nécessaire, dès la fin de l’école primaire, de laisser l’enfant travailler seul à certains moments, dans des matières où il s’en sort bien. S’il est fort en histoire, laissez-le et priorisez le français s’il a plus de problèmes dans cette matière par exemple. Quand il grandira, vous pourrez le laisser complètement seul et ne l’aider que s’il le souhaite.

Ne pas faire à sa place

Si l’enfant ne comprend pas des exercices, vous pourriez être tenté de le faire à sa place pour lui expliquer, mais ce n’est pas la bonne solution non plus. Déjà parce qu’un enfant a besoin de pratiquer pour son apprentissage scolaire, et parce que qu’il vaut mieux que l’enfant le fasse quitte à avoir une mauvaise note plutôt que l’inverse.

L’important n’est pas la notation, mais l’apprentissage. Il faut également éviter de mettre trop de pression sur le dos de l’enfant sinon c’est un cercle vicieux qui se lancera. Avec la pression, il travaillera moins bien, ce qui lui mettre encore plus de pression. Et c’est une longue période de stress qui débutera.

Il faut donc rappeler à l’enfant que les erreurs peuvent arriver et que l’important c’est de comprendre, peu importe le temps que cela puisse demander. Parallèlement, il faut aussi faire attention à relever toutes les réussites.

Chaque exercice sur lequel l’enfant butait et où il y arrive, les leçons difficiles qui ont été apprises… Ne retenir que les échecs n’est pas bon pour la confiance en soi de l’enfant. Il faut donc lui rappeler aussi les fois où il a réussi.

Même s’il ne faut pas faire à sa place, vous pouvez tout de même être là pour l’aider. Si vos enfants ne parviennent pas à faire des exercices, relisez la consigne, essayez de comprendre ce qui coince. Mais ne lui dites pas comment faire, essayez plutôt de l’amener sur la bonne voie. Cela peut se faire avec la maïeutique.

À l’origine, la maïeutique désigne l’aide à l’accouchement, mais ce concept a été repris par Socrate pour désigner le processus par lequel il guidait ses disciples pour qu’ils trouvent les idées par eux-mêmes. Cette méthode peut donc tout à fait s’appliquer au niveau scolaire. Puisqu’un enfant ne saura dire ce qu’il ne comprend pas, c’est à vous de lui faire dire. Posez-lui des questions, emmenez-le sur la solution et aidez-le à trouver par lui-même.

Ce qui fait généralement peur à un enfant, et même jusqu’au lycée, c’est le fait d’apprendre par cœur un cours ou une leçon. Si parfois c’est nécessaire, une poésie, une définition ou des notions importantes, il vaut mieux reformuler ou n’apprendre que les parties nécessaires.

D’autant plus qu’apprendre par cœur ne permet pas forcément de comprendre. Même si un enfant peut réciter entièrement son cours, ça ne veut pas dire qu’il l’a compris. Tandis que si, avec ses mots, il peut donner toutes les notions, là on peut considérer que le cours est appris.

Mémoire auditive, visuelle…

On a tous une mémoire plus efficace que les autres. C’est pareil pour les enfants.

  • Si c’est sa mémoire auditive la plus performante, alors il est très important qu’il trouve les bons mots pour expliquer ce qu’il doit retenir et qu’il le formule régulièrement à voix haute. La création d’explications est une très bonne méthode pour apprendre.

    Il pourrait aussi s’enregistrer en train de lire son cours et se réécouter. Il existe aussi des leçons sous forme de vidéos, enregistrées par des professeurs. Elles peuvent donner des astuces ou des conseils pour aider l’enfant.

  • Si c’est sa mémoire visuelle, il peut réaliser des dessins, des graphiques, des schémas ou tout autre moyen qui lui permettrait de s’imprégner du cours. Il peut aussi utiliser de la couleur. Dans le cas où il compte sur sa mémoire visuelle, il est important qu’il se crée une image mentale visuelle de ce qu’il veut retenir. C’est de cette manière qu’il apprendra le mieux.

  • Si c’est sa mémoire kinesthésique, il peut faire une fiche, des synthèses et réécrire ce qui lui pose des problèmes.

En fonction de sa mémoire la plus performante, vous pouvez lui proposer des exercices pour le faire travailler.

De plus, quel que soit le type de mémoire de prédilection de votre enfant, il peut réaliser et apprendre des cartes mentales. Elles permettent d’impliquer différents types de mémoires, ce qui est toujours positif pour mémoriser.

Et comme je viens de le dire, même si votre enfant a un type de mémoire qu’il préfère utiliser, n’hésitez pas à l’encourager à impliquer ses différents sens (vue, ouïe et toucher principalement) pour apprendre des leçons. Les dernières études en neurosciences mettent en valeur l’efficacité de ce type de procédé.

Soyez ludique et pédagogue

Quand vous aidez votre enfant, ne prenez pas la place du professeur. Votre enfant en a peut-être marre du sérieux de l’école et du travail scolaire. Vous pouvez mettre en place des activités ou des exercices sous la forme de jeux. Par exemple, pour apprendre un cours d’histoire, vous pouvez mettre des dates d’un côté et des faits historiques de l’autre. L’enfant pioche un des papiers et essaye de le relier à l’autre.

De cette manière, l’aspect ludique ne lui donnera pas la même sensation que de travailler en relisant son cahier. Cela peut aussi être efficace pour des définitions qui ne sont pas toujours simples à apprendre. Cette méthode ne fonctionne pas que pour l’école élémentaire, elle marche aussi au collège comme au lycée. Pour le français, vous pouvez utiliser des lettres magnétiques qui se collent sur le frigo. Ça devient tout de suite plus amusant d’écrire des mots et de jouer avec les lettres. Il existe des jeux pour chaque matière et vous pouvez bien sûr en inventer. Tant que l’enfant apprend, la méthode importe peu.

En dehors des jeux, vous pouvez aussi lui faire lire un livre en lien avec ses leçons. Une éducation ludique peut aussi passer par des vidéos, comme dit précédemment. Si vous cherchez une idée précise, Internet peut toujours vous renseigner.

Les enfants aiment bien jouer aux professeurs. Comme ils ne peuvent pas le faire la journée, ils le font à la maison. Pour vérifier qu’il a bien appris sa leçon, vous pouvez lui dire de faire cours devant la famille. En plus de permettre à l’enfant de vérifier s’il connait bien son cours, cela permet un moment de vie convivial en famille. Vous pouvez aussi faire une discussion sous la forme de question-réponse. De plus, le fait d’expliquer quelque chose est le meilleur moyen de bien le retenir et l’assimiler.

Et si jamais les devoirs durent un peu trop longtemps, faites des pauses pour s’aérer un peu l’esprit. Si jamais l’enfant n’en peut plus, arrêtez-vous là. Un enfant qui ne veut plus travailler ne progressera pas et cela ne fera qu’instaurer un climat de tension entre parent et enfant. Certains enfants ne disent pas clairement qu’ils en ont marre, qu’ils ne veulent plus travailler, il faut donc le ressentir et savoir quand s’arrêter.

Généralement, quand l’enfant commence à bouger dans tous les sens, à ne plus réfléchir, à ne plus se tenir sur sa chaise, il faut s’arrêter. Il vaut mieux prévenir le professeur que votre enfant n’a pas pu terminer ses devoirs plutôt que de le forcer, ce qui le dégoutera encore plus.

N’hésitez d’ailleurs pas à voir directement avec le professeur pour demander à ce que votre enfant puisse faire une quantité réduite de devoir ! Il vaut mieux travailler efficacement et correctement sur 2 ou 3 notions en une séance de devoir plutôt que de devoir enchaîner sur 10 notions et être forcer de les aborder de manière superficielle. Dans le second cas, votre enfant risque de ne rien comprendre et son travail ne lui apportera rien.

Mettre en place des règles

Il est important pour l’enfant d’avoir des règles. Par exemple, pas de télévision ou d’écran avant d’avoir fait les devoirs. Et plus globalement, évitez toute distraction possible. Pendant les devoirs, l’enfant doit être concentré. Mais peu importe la manière, l’endroit ou le moment tant que l’enfant peut se concentrer.

Toutefois, laissez votre enfant jouer tranquillement une fois qu’il a fini ses devoirs. Ce n’est pas nécessaire et ce serait contre-productif de faire travailler un enfant 12 heures par jour.

Vacances scolaires

Voilà une période qui ravit les enfants ! Les vacances, c’est génial, mais il ne faut pas laisser l’apprentissage scolaire de côté. Il y a généralement des devoirs à faire pendant cette période. Voyez avec l’enfant quand est-ce qu’il se sent prêt pour travailler.

Même en vacances, il faut instaurer un rythme de travail et il est préférable de faire les devoirs le matin. A ce moment de la journée, les fonctions cognitives de l’enfant sont plus réceptives. Il sera donc plus efficace. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il faut le réveiller à 8 heures du matin, mais simplement qu’il est préférable de faire les devoirs après le réveil.

Et même s’il n’y a pas de devoirs dans certaines matières, profitez-en tout de même pour faire réviser des leçons, faire des exercices ou autre. Vous pouvez aussi lui faire des dictées, vous en trouverez un certain nombre sur Internet, adaptées en fonction de l’âge des enfants.

Et pendant les grandes vacances, c’est la même chose. N’hésitez pas à reprendre les leçons de l’année qui est passée et de vous assurer que tout a bien été compris. Si c’est le cas alors quelques révisions régulières peuvent suffire. Et dans le cas où des notions ne sont pas comprises alors n’hésitez pas à prendre le temps de bien les retravailler.

Dans tous les cas, si votre enfant peut profiter des vacances pour lire et ainsi améliorer ses capacités de compréhension écrite, alors c’est très positif ! Des livres accessibles, captivants et adaptés à l’âge de votre enfant seront parfaits pour commencer.

Les vacances scolaires restent avant tout un moment de décompression en famille. Il est donc essentiel de le laisser voir des copains, sortir, faire des activités ou des jeux.

Pendant le confinement

Le confinement est un élément majeur qui bouscule toutes les habitudes. Et avec un enfant à la maison (voire plusieurs), la situation peut devenir compliqué pour les parents. Mais pour les enfants aussi. Jusque-là, les enfants pouvaient faire la distinction entre l’école et la maison. Maintenant, ce n’est plus vraiment possible.

Les cours en distanciel sont déjà très difficiles à suivre, les charges de travail en plus deviennent vite insoutenables. Après les cours, privilégiez des moments personnels. Une journée devant un écran, c’est ennuyant, alors il faut se défouler. Que ce soit du sport, des jeux de société, des promenades, etc.

Vous pouvez organiser un agenda avec votre enfant. En plus de lui donner des responsabilités et de l’autonomie, cela lui permettra aussi d’avoir des repères. Car sans déplacement, sans cantine et sans copains, il n’y a plus aucun repère auquel s’accrocher.

Pendant le confinement, profitez aussi plus que jamais des moments en famille. Des jeux, la cuisine ou n’importe quelle autre activité est bonne à prendre pour stimuler l’enfant.

Laisser l’enfant seul ?

Il est aussi envisageable de laisser l’enfant seul, en fonction de son âge. Par exemple, vous pouvez lui donner des vidéos pour apprendre à bien dessiner ou à peindre, le mettre devant des quiz amusants ou des défis scolaires. Les professeurs ont souvent des bons sites pour ça, vous pouvez voir s’ils ne peuvent pas vous en donner.

Nous vous recommandons toutefois de ne pas laisser votre enfant seul devant des écran avant au moins l’âge de 12 ans. De cette manière, il va pouvoir garder du recul et discuter avec vous de ce qu’il fait et ce qu’il voit. Dans le cas contraire, les écrans peuvent se révéler plus nocifs qu’autre chose.

Quoi qu’il en soit, essayer d’être présent pour votre enfant, surtout s’il a des difficultés dans ses apprentissages. Le fait de se savoir soutenu par sa famille pourra l’aider à traverser plus facilement les épreuves et les difficultés qu’il rencontre.

Aider efficacement

Il est donc important d’être derrière son enfant au moins jusqu’au début du collège. Laissez-lui tout de même de l’autonomie et laissez-le respirer s’il en a besoin. 
Soyez ludique, faites des jeux pour stimuler l’enfant. C’est souvent plus agréable que de faire des exercices de maths. Mais bien sûr, ne délaissez pas pour autant les devoirs ! Trouvez le juste milieu entre amusement et contrainte !

Une méthode et des jeux pour un apprentissage épanouissant

Une nouvelle dynamique familiale, confiance en lui / elle, redécouverte de son intégrité, son authenticité, sa joie, son envie d’apprendre, sa curiosité…

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